Début à Ouagadougou de la Triennale de l’ADEA, en présence de 4 chefs d’Etat africains

Les présidents burkinabé Blaise Compaoré, ivoirien Alassane Dramane Ouattara, malien Amadou Toumani Touré (ATT) et nigérien Issoufou Mahamadou ont participé lundi au centre international de conférences de Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso, à l’ouverture de la Triennale 2012 de l’Association pour le développement de l’Education en Afrique (ADEA).

En ouvrant officiellement la rencontre, en présence des représentants spéciaux des présidents béninois Boni Yayi et rwandais Paul Kagamé, du président de la Conférence des ministres africains de l’Education Sam Ongeri, par ailleurs ministre kenyan de l’Education nationale, du président du Comité exécutif de l’ADEA, Dzingai Mutumbuka, Son excellence Blaise Compaoré a estimé que la tenue de la Triennale donne une occasion aux filles et aux fils de l’Afrique de marquer un temps de réflexion prospective quant aux conditions de développement durable des nations du continent.

« Les nations, les plus prospères sont celles qui ont gagné le pari de l’instruction universelle et établi un système généralisé d’éducation et de formation tout au long de la vie. Il n’est donc point besoin d’aller chercher loin pour comprendre que la clé du changement et le moteur des grandes transformations sociales résident dans l’éducation et la formation», a affirmé le président burkinabé.

Il a également proposé, lors de la table ronde qui a suivi la cérémonie d’ouverture, la mise en place d’un comité de chefs d’Etat afin d’assurer le suivi des recommandations et conclusions de la Triennale qui a pour thème central «Promouvoir les connaissances, compétences et qualifications pour le développement durable de l’Afrique : comment concevoir et édifier une réponse efficace des systèmes d’éducation et de formation».

«Il serait bon que nous fassions un bilan de la mise en oeuvre de nos assises d’aujourd’hui une année avant la prochaine Triennale. Pour ma part, je m’engage, avec le soutien de mes pairs déjà ici présents, à sensibiliser les autres chefs d’Etat du continent et à porter les résultats issus de vos travaux au niveau de l’Union africaine», a assuré le président Compaoré.

Les présidents Alassane Dramane Ouattara, Amadou Toumani Touré et Issoufou Mahamadou ont, tour à tour, insisté sur l’importance de l’éducation, de la formation professionnelle et technique et des sciences dans le développement économique et la construction des Nations.

Plusieurs autres orateurs, parmi lesquels le président de l’ADEA M. Mutumbuka, la sous directrice générale de l’UNESCO, chargé du Département Afrique Lala Ben Barka, la ministre de l’Education nationale du Burkina Faso Koumba Boly Barry ont réitéré, à leur tour, les retombées positives de l’Education, de la formation, de la recherche, de l’innovation et des nouvelles technologies de l’information et de la communication dans le développement national.

Prenant l’exemple de son pays, le vice-ministre coréen de l’Education nationale, Sang-jin Lee, a exhorté l’Afrique à impulser le développement de l’Education, de la Science et de la formation pour consolider sa croissance économique et garantir le bien-être de ses populations.

«La Corée est prête à partager avec l’Afrique son expérience en matière d’Education et de formation. Nous sommes prêts à avancer ensemble main dans la main avec vous. Nous sommes prêts à partager avec nos partenaires pour éviter qu’ils commettent les mêmes erreurs que nous», a ajouté M. Lee, venue au Burkina Faso à la tête d’une importante délégation officielle comprenant les représentants des principales institutions d’enseignement, de recherche et de formation de son pays.

Un représentant des partenaires techniques et financiers et un délégué du secteur privé ont présenté leur analyse des problématiques proposées par la Triennale, en soulignant, eux aussi, la nécessité de porter à l’éducation, à la formation professionnelle et technique et aux nouvelles technologies des sciences de l’information et de la communication toute l’attention qu’elles méritent.

Les travaux de la Triennale se poursuivent jusqu’à vendredi prochain autour de trois sous-thèmes :

  • Socle commun de compétences pour un apprentissage tout au long de la vie et développement durable en Afrique
  • Développement des compétences techniques et professionnelles tout long de la vie et une croissance durable socio-économique durable en Afrique
  • Acquisition des compétences scientifiques et techniques, tout au long de la vie, pour le développement durable de l’Afrique dans le contexte de mondialisation

Les trois sous-thèmes feront l’objet d’une introduction générale en séance plénière puis seront approfondis dans des sessions parallèles et lors des tables rondes animées par des décideurs politiques, des spécialistes de l’éducation, des participants du secteur privé, des acteurs du monde éducatif et des représentants de la société civile.

Les conclusions issues des différentes sessions seront ensuite discutées en plénière en vue de convenir vendredi des messages, recommandations et décisions de la Triennale 2012, la toute première depuis la décision prise, en 2008 à Maputo, au Mozambique, par le Comité directeur de l’ADEA de transformer la Biennale en Triennale.

Au moins 800 personnes, parmi lesquels 60 à 70 ministres, venues du monde entier participent aux cinq jours de discussions de la Triennale 2012.

Contacts presse :

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  • Aliou Goloko, General Manager Goal-Communications, [email protected], Tel : 00 226 77 858073
  • Thanh-Hoa Desruelles, Relations externes et communication, ADEA, [email protected], Tel : +216/ 7110 3432 (bureau), + 00 226 77 65 98 23 (cellulaire)