L’Afrique et la Corée partageront leur expérience en matière d’éducation, à la veille de la Triennale de l’ADEA à Ouagadougou

Ouagadougou, le 11 février. Les participants à la Triennale de l’ADEA, dont plusieurs ministres africains prendront part le 12 février 2012 à Ouagadougou, au Burkina Faso, à une journée de dialogue et d’échanges d’expérience en matière d’éducation et de formation entre l’Afrique et la Corée.

Organisée à la veille de la Triennale 2011 de l’ADEA, la rencontre vise à partager avec les ministres de l’éducation africains la trajectoire empruntée par la Corée du Sud qui lui a permis de passer de son niveau de développement des années 60 à son statut actuel d’une des dix premières économies du monde, en misant sur la recherche, l’éducation et la formation.

Une délégation ministérielle venue spécialement de Corée présentera aux décideurs africains, aux représentants de la société civile et aux autres acteurs du secteur de l’éducation comment un pays, qui n’est pas particulièrement doté de ressources minières et naturelles, a su développer son capital humain pour se hisser au rang de puissance économique et industrielle mondiale.

« Les Coréens soutiennent très clairement que leur réussite repose sur l’éducation et la formation. » a remarqué M. Hamidou Boukary, spécialiste en chef de l’éducation au Secrétariat de l’ADEA. « Ils ont réussi, de toute évidence, à développer un pays dépourvu de matières premières en formant le peuple coréen, en le dotant des compétences et des connaissances qui expliquent les performances actuelles de la Corée qui possède des géants comme Samsung et d’autres multinationales de premier rang ».

Après des présentations sur l’éducation en Corée et l’Institut des sciences et des technologies, trois sessions sont prévues. La première session, qui portera sur « l’apprentissage tout au long de la vie et l’apprentissage communautaire », sera focalisée sur la solide expérience coréenne de 60 années d’apprentissage tout au long de la vie.

La deuxième session, intitulée « Science, technologies et enseignement supérieur », examinera le rôle des sciences et des technologies dans le développement économique de la Corée, parallèlement à l’évolution de la politique scientifique et technologique du pays et de son enseignement supérieur.

Dédiée à la formation professionnelle, à l’enseignement technique et à l’apprentissage numérique, la troisième session fera un tour d’horizon du développement de l’enseignement technique dispensé par les collèges et lycées, à travers des études de cas précis. Cette session permettra par ailleurs d’étudier la planification et le développement de la politique nationale en matière de nouvelles technologies de l’information et de la communication (TIC) dans le système éducatif.

«Les Coréens nous ont dit très clairement cela : nous ne voulons pas vous donner de l’argent, nous préférons partager avec vous notre expérience, celle-là même qui nous a permis d’arriver où nous sommes. Nous leur avons répondu en proposant qu’ils viennent nous expliquer les politiques et stratégies qu’ils ont mis en oeuvre pour parvenir à un système d’éducation et de formation qui a valorisé leur capital humain et qui a permis à la fois de transformer leur économie et de contribuer au développement social », a indiqué M. Boukary.

« Des chercheurs coréens viendront exposer pendant cette journée des études inédites que nous leur avons demandées », a-t-il ajouté

A l’issue des trois sessions thématiques, les participants se retrouveront en séance plénière puis lors d’une table ronde sur les « Leçons de la Corée » qui sera clôturée par le président de l’ADEA, Dzingai Mutumbuka.

Une autre journée a été consacrée samedi au dialogue et à la concertation avec la diaspora africaine afin d’écouter son point de vue et d’examiner sa contribution au développement de l’Education en Afrique.

Les deux rencontres précèdent la Triennale de l’ADEA qui se déroulera également au Centre international de conférences de Ouagadougou, du 13 au 17 février. Plus de 800 personnes sont attendues, dont quelque 60 ministres africains de l’éducation, de la formation et d’autres secteurs.

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